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Des scientifiques créent des embryons homme-singe pour greffer des organes à l’humain

La science évolue et dans un futur proche, peut-être que les médecins auront la possibilité de transplanter des organes grâce à des embryons chimères.

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C’est une actualité qui est passée un peu inaperçue, mais qui pourrait bien sauver de nombreux êtres humains. Des millions de personnes dans le monde sont dans l’attente d’une transplantation du foie ou encore d’un rein. En France, c’est plus de 20 000 personnes qui attendent qu’un organe soit disponible afin de survivre à une cirrhose, une insuffisance rénale et bien d’autres maladies…

Aujourd’hui, la plupart des pays développés sont en pénurie. La raison ? La plupart des organes sont prélevés sur des personnes qui décèdent d’un AVC. Hors, elles sont de moins en moins nombreuses à mourir car l’accident vasculaire cérébrale est maintenant mieux pris en charge. C’est plutôt une bonne nouvelle, mais du coup, les listes d’attente s’allongent et de nombreux patients meurent car elles ne peuvent pas recevoir un organe. La situation ne s’est pas améliorée avec la Covid. Les greffes ont chuté de 25% cette année…

Un nouvel espoir pour les patients en attente d’une transplantation d’un foie ou d’un rein ?

Cependant, les choses pourraient changer dans le futur. Des scientifiques travaillent actuellement sur des embryons homme-singe. Ils espèrent pouvoir créer grâce à eux des organes qui auraient la possibilité d’être greffés chez l’être humain. Cela serait une véritable révolution, mais le procédé inquiète en France. Est-il éthique d’utiliser ces embryons afin de sauver des personnes en attente d’un organe ? C’est une question qui fait déjà débat à l’Assemblée nationale et au Sénat. Les sénateurs (Moyenne d’âge : 61 ans) sont, comme d’habitude, opposés à une telle chose. Il faut dire que ces vieux réactionnaires grassement payés sont rarement pour une évolution de la société.

Il y a d’ailleurs fort à parier qu’avec nos principes de précaution et nos institutions archaïques, la France soit encore à la traîne à ce niveau là et que les autres démocraties modernes comme les Etats-Unis nous devancent. On peut aussi facilement deviner qu’avant la légalisation d’un tel procédé dans notre pays, les patients français soient obligés d’aller dans un pays étranger afin de se faire transplanter.

Mais ne soyons pas trop négatif et soyons confiant sur l’avenir. Même si le Sénat a déclaré qu’il était contre, rien n’est joué. Le projet de loi bioéthique devrait revenir en juin sur les bancs de l’Assemblée Nationale pour une dernière lecture.

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